Finalement je n'arriverais pas a tout finir avant la fin des vacances x_x"
Il me restera peut-être les deux derniers chapitres a écrire, c'est bête xD.
J'ai compté, je m'arrêterai à 25 chapitres =).
On se rapproche de la fin lol.
Ca y est il est fini =D ! Bon j'ai un jour de retard mais j'étais pas la hier è0é"" !
Bref bonne lecture :).
.P
iix : Yuri by me mais j'ai du le retouché sur paint à cause de ce foutu scanner pas capable de mettre du bleu ==# (bref on ne touche pas sinon j'autopsie vivant è0é !! Ha et on ne se moque pas non plus u/////u. Me suis améliorée depuis o>.<o)
Chapitre 19 : Opposition et confrontation
- Mais qu'est-ce qu'elle fout ?! S'impatienta Sanzo.
- Elle ne devrait plus tarder, le rassura Hakkaï.
- Je suis sûr qu'elle est en train de se faire encore plus belle, sourit narquoisement Gojyo.
- J'ai faim !! Se plaignit Goku.
Les quatre compagnons attendaient dans le hall de l'hôtel, leur amie qui devait certainement bientôt arriver. Ils étaient tous vêtus élégamment.
L'ancien humain possédait un débardeur en soie verte avec le col chinois qui était attaché par des petits boutons descendant jusqu'à sa hanche droite, ainsi qu'un pantalon noir qui devenait de plus en plus large à la fin. Au contraire, le saru était simplement habillé d'un jean s'arrêtant en dessous des genoux et portait une chemise blanche transparente. De son côté, le métis était aussi habillé d'une chemise, mais de couleur bordeaux, qui ne tenait que par les trois derniers boutons - laissant ainsi apercevoir son torse musclé-, et d'un pantalon assez moulant. Enfin, le bonze avait revêtu un costume traditionnel, c'est-à-dire une veste blanche par-dessus une chemise noire entrouverte ainsi que d'un pantalon de la même couleur.
La Sanzo iku était prêts pour le bal donné en l'honneur du Tanabata. Il ne manquait plus que la jeune femme. Celle-ci finit par arriver au bout de plusieurs et longues minutes. Dès qu'elle fut apparue en haut des escaliers, menant aux étages supérieurs, tous les regards se rivèrent sur elle et la détaillèrent de haut en bas.
Ses cheveux châtains ondulés étaient attachés par une pince tandis que certaines mèches rebelles retombaient en cascade sur ses épaules. Son regard azur avait été renforcé par une légère couche de maquillage ; un fin trait de crayon recouvrait le dessous de ses yeux et du fard à paupière bleu pâle avait été mis. Son visage était toujours aussi laiteux et conservait par conséquent sa beauté candide. Sa gorge, elle, était entourée d'un ras-du-cou en dentelle noire où était incrustée une pierre ovale dorée. Enfin, sa robe apparaissait au niveau de ses épaules où les manches semblaient flotter comme des ailes de chaque côté. Le haut de la robe formait une encolure ronde mais qui laissait cependant voir une infime partie dénudée de sa poitrine. La robe était ensuite cintrée à la taille par un gros n½ud jaune, noué par le devant et où partaient deux rubans. La robe repartait ensuite et était de plus en plus évasée vers le bas, qui s'arrêtait aux chevilles. Ses chaussures étaient des talons en vernis noir. Par ailleurs, des gants en soie bleue remontaient le long de ses avant-bras et ce, jusqu'à ses coudes.
Pendant que les quatre hommes la fixèrent avec ébahissement, elle descendit lentement les escaliers, un timide sourire gêné dessiné sur ses lèvres rosées. Le premier à faire un pas fut Gojyo, qui l'accueillit digne d'un gentleman.
- Vous êtes ravissante princesse, murmura-t-il en se courbant et en baisant sa main.
- M...merci ////, rougit cette dernière.
D'autres compliments vinrent s'ajouter à la première de la part de Goku et de Hakkaï. Le seul à rester muet et discret fut Sanzo, qui avait aussitôt détourné la tête lorsqu'il avait senti le regard de l'invocatrice se poser sur lui.
Le tabou, qui avait remarqué le changement d'état du moine, chuchota aux deux autres de le suivre afin de les laisser seuls. Son meilleur ami approuva d'un sourire, bien que le plus jeune du groupe ne comprit pas ce que cela signifiait.
Restés seuls, les deux amants d'une nuit ne se parlèrent pas, ne sachant que dire ou que faire. Finalement, ce fut Yuri qui décida de rompre le silence pesant :
- Euh tu es très élégant ce soir, dit-elle dans un sourire.
- Mouais. Tu ... Tu n'es pas mal non plus -////-, bégaya son interlocuteur.
La jeune femme rigola en entendant ce genre de phrase. Puis à la plus grande surprise du bonze, elle passa son bras dans le sien et elle se blottit contre lui.
- On y va ? Proposa-t-elle, gaiement.
Les joues en feu, Sanzo acquiesça quand même et l'emmena à la place du village. Là-bas, la musique résonnait dans tous les coins, des centaines de personnes s'étaient réunies à la piste de danse. Plusieurs couples passaient à chaque danse, tandis que les autres les regardaient et tapaient du pied au rythme du tempo.
Les deux tourtereaux cherchèrent leurs amis des yeux mais ne les trouvèrent pas. Ils aperçurent seulement un kappa à antennes en train de danser avec une ravissante demoiselle à la robe sexy et très près du corps. Tandis qu'il menait la danse, il descendit petit à petit ses mains jusqu'à ses fesses et la plaqua contre son torse en lui faisant un sourire dragueur.
- Euh... Tu veux manger quelque chose u///u ? Demanda le moine, en priant intérieurement qu'elle ne l'emmène pas danser.
- Non merci, je n'ai pas beaucoup faim, répondit-elle.
Elle continua d'observer les couples de tout âge dansaient main dans la main, les enviant lorsque débuta une valse.
- Hakkaï n'est pas dans le coin ? Questionna-t-elle, espérant qu'il pourrait peut-être faire quelques pas avec elle.
- Je ne le vois pas en tout cas...
Comprenant ses intentions, il poussa un soupir et la prit par la main avant de se frayer un chemin parmi les spectateurs.
- Qu...Qu'est-ce que tu fais Sanzo ? Rougit-elle.
- Ce n'est pas toi qui m'a dit que tu voulais que je sois ton cavalier ///' ?
Un sourire éclaira le visage, au départ, sombre de la jeune femme et acquiesça d'un signe de tête. Soudain, une question vint effleurer son esprit.
- Au fait...Tu sais danser ?
Les joues du bonze s'empourprèrent violemment puis il détourna les yeux, gêné et honteux. L'invocatrice éclata de rire face à cette réponse explicite et plaça elle-même leurs mains. La main gauche de Sanzo se retrouva sur la hanche de Yuri, tandis que l'autre tint celle sa cavalière. Enfin, la main droite de cette dernière se mit dans le dos de son compagnon.
Tandis que les autres couples avaient déjà commencé à danser, Yuri y alla doucement et mena la danse en essayant de ne pas se plaindre quand il lui marchait sur les pieds. Finalement, au bout de quelques pas, il comprit le rythme et put, à son tour, être le conducteur, à la plus grande surprise de la danseuse.
Un...Deux...Trois.
Un...Deux...Trois.
Le moine répéta ces mouvements de plus en plus facilement et finit par ne plus regarder ses pieds mais le visage de son amante d'une nuit.
Une fois que la valse fut terminée, ils se séparèrent timidement et ils n'eurent même pas le temps de prononcer un mot, qu'un homme s'approcha d'eux et proposa une danse à Yuri. Elle accepta, d'abord avec hésitation, avant de le suivre. Sanzo s'éloigna alors de la piste et les observa tout au long, un léger pincement au c½ur.
-Ha Sanzo, tu es là
^^ ! Nous vous avons cherché partout.
L'interpellé se retourna et aperçut Hakkaï et Goku s'avançaient à sa rencontre.
- Yuri n'est pas avec toi ? S'étonna ce dernier.
- Non...
Remarquant l'agacement de son ami, l'ancien humain jeta un ½il aux danseurs et vit la jeune femme avec un inconnu. Il eut un sourire discret et proposa au bonze de venir boire quelque chose.
De son côté, Yuri se sentit mal à force de tourner. Elle s'excusa auprès de son cavalier et alla s'asseoir sur un banc afin de respirer. Elle n'entendit donc pas une personne se diriger vers elle et lui tendre une boisson rafraîchissante.
- Tout va bien princesse ?
Elle leva aussitôt la tête et vit un Gojyo aux sourcils froncés, sûrement dû à l'inquiétude. Il lui passa le jus de fruit qu'il avait pris pour elle, et s'assit à sa droite, attendant patiemment sa réponse.
- Si ça va, j'ai juste eu un vertige en dansant, dit-elle, en buvant doucement.
- Et c'est passé ? Parce que tu es encore très pâle...
L'invocatrice s'apprêtait à le rassurer lorsque, tout à coup, elle sentit son c½ur s'accélérer, et un mal de tête s'installer puis qui tapa violemment contre son front. Par ailleurs, ses yeux semblèrent se fatiguer et elle cligna longtemps pour se calmer. Malheureusement, rien ne s'arrangea, et elle commença à avoir chaud ainsi qu'à voir trouble. Elle voulut se lever, cependant, elle tituba avant de s'écrouler complètement sur le sol, les yeux révulsés.
...
Lorsque Yuri se réveilla quelques minutes plus tard, elle ne se trouvait plus en ville, mais bel et bien dans un lit. Dans son lit plus précisément d'après les vêtements féminins qui jonchaient par terre. Elle se redressa doucement et observa autour d'elle à la recherche de son « porteur ». Celui-ci ne tarda pas à se manifester en sortant de la salle de bain, l'air rassuré.
- Comment te sens-tu ? L'interrogea Gojyo.
- Mieux, désolée...
- T'excuse pas, tu n'y es pour rien.
Il lui porta une aspirine ainsi qu'un gant humide qu'il posa sur son front.
- Repose-toi encore un peu. Il est deux heures du mat de toute façon.
Elle acquiesça d'un signe de tête, et le métis la laissa seule. Dès qu'il sortit de la pièce, il se retrouva nez à nez avec Hakkaï, qui était venu voir la malade. Son meilleur ami le rassura d'un sourire.
- Tant mieux alors, sourit l'ancien humain.
- Hakkaï... On peut parler ... ? A propos de Yuri.
Fronçant des sourcils car ne comprenant pas, ce dernier répondu affirmatif avant de suivre le tabou dans sa chambre afin de discuter au calme.
- Que se passe-t-il ? Questionna le propriétaire d'Hakuryu en s'asseyant sur une chaise.
- Yuri m'inquiètes... Du moins son état.
Le kappa lui servit une tasse de thé avant de s'installer en face de lui.
- Tu n'as pas remarqué ? Continua-t-il. D'abord elle évite Sanzo, ensuite, elle devient de plus en plus pâle, elle a des vertiges... Je veux pas être parano à ce sujet, néanmoins... Il y a de quoi avoir des doutes.
- Tu veux dire qu'elle serait... ?
- ...Enceinte, oui.
Hakkaï écarquilla les yeux, abasourdi par cette révélation. Bien qu'il avait suspecté une relation entre le bonze et la jeune femme, jamais il n'aurait cru que ça aurait été allé aussi loin ! Evidemment, le moine ne devait sûrement pas être au courant vu la manière dont agissait leur amie ces jours-ci.
- Je pense...que tu es le mieux confirmé de nous tous pour lui en parler, murmura Gojyo.
- Oui...je le ferais.
Le lendemain matin, Yuri se réveilla dans les bras de Sanzo. Elle s'empourpra violemment lorsqu'elle sentit son souffle chaud dans les cheveux. Ne préférant ne rien dire, elle resta ainsi, se blottissant un peu plus contre lui. La main du moinillon caressa son dos et elle ne put s'empêcher de pleurer discrètement. Néanmoins, son compagnon le remarqua dès qu'il ouvrit les yeux et la berça tendrement.
- Ca ne va pas ? Lui susurra-t-il au creux de l'oreille.
L'invocatrice fit « non » de la tête et essuya ses larmes rapidement d'un revers de manche. Elle lui sourit timidement et rompit tristement leur étreinte.
- Tu ne veux pas m'en parler je suppose ? Continua-t-il en dégageant quelques mèches de ses yeux azurs ternes.
- Pas tout de suite.
Elle se leva et commença à rassembler ses affaires puis à s'habiller. Le bonze fit de même avant de l'enlacer par derrière et posa son menton dans son cou.
- Je n'aime pas te voir comme ça...
La jeune femme se retourna et l'embrassa avec hésitation en passant ses mains dans les cheveux dorés de son amant.
- Ce soir ... ce soir je te le dirais..., murmura-t-elle en lui mordillant les lèvres.
Elle s'éloigna enfin complètement et sortit de la chambre, un pincement au c½ur.
La journée se déroula tranquillement. Hakkaï et Goku sortirent en ville afin de faire des provisions pour leur prochain départ, tandis que Gojyo se promenait avec une fille rencontrée le matin, dans un bar. De son côté, Sanzo lisait son journal, bien que ses pensées étaient toutes tournées vers Yuri et son étrange comportement. Cette dernière était d'ailleurs restée enfermer dans sa chambre et n'en ressortait que rarement. Il avait bien tenté d'aller lui parler, cependant elle refusait toujours de lui adresser la parole.
La fraîcheur de la soirée commença à pointer quand elle décida enfin de prendre l'air. Elle annonça à ses amis qu'elle allait se promener près de la plage. Puis elle partit.
L'ancien humain et le métis se jetèrent un coup d'½il en biais, et ce premier s'apprêtait à la rejoindre lorsque, soudain, le moine fut plus rapide et courut après elle.
Il la rattrapa alors qu'elle était déjà loin, et lui agrippa le poignet.
- Yuri..., dit-il, essoufflé.
- Je sais. Suis-moi.
Elle lui prit la main et l'emmena à la plage. La soirée étant bien entamée, il y avait peu de monde et ils purent ainsi discuter sans être dérangés. L'invocatrice s'avança jusqu'à la mer, les vagues lui chatouillant les pieds mis à nus, et, les cheveux au vent, elle se tourna vers lui, les larmes au coin des yeux.
- Sanzo... J'ai...quelque chose d'important à te dire.
- Je t'écoute.
- Tu me promets de ne pas te fâcher ?
-... Je vais essayer, lança-t-il, intrigué.
La jeune femme soupira et s'approcha de lui avant de l'embrasser passionnément, des larmes se mêlant à ce baiser mélancolique. Elle se serra contre lui de toutes ses forces, comme si elle voulait s'imprégner le plus possible de son odeur forte de mâle et de cigarette. Son c½ur fut entouré de flammes ardentes quand il lui rendit son étreinte en lui caressant son dos. Elle colla de nouveau ses lèvres sur les siennes, en les lui mordillant de temps en temps puis se retira avec tristesse.
- Yuri... ? Que t'arrive-t-il ? Tu m'inquiètes...
- Sanzo... Je suis enceinte.
La révélation frappa de plein fouet, et agit tel un coup de couteau au c½ur pour le moine. Ses yeux s'écarquillèrent, il serra les poings, et trembla de tout son corps. Le mot résonnait encore dans son esprit et se cognait contre son front avec une violence inouïe. Les conséquences de ce mot lui vinrent alors comme une évidence ; « Elle est enceinte... Un bébé... Il allait être papa... Avoir un bébé... S'occuper d'un bébé... ». C'était tout bonnement impossible, se
répétait-il sans cesse.
S'attendant à cette réaction, Yuri posa une main sur sa joue.
- Sanzo... Parle-moi s'il te plaît... Dis quelque chose...
- ... Impossible... C'est hors de question ..., dit-il dans un souffle à peine audible.
- Sanzo... Je sais que c'est dur à entendre mais...
- J'ai dit non !!
Il la repoussa brusquement, la faisant chanceler et elle s'écroula sur le sable, les larmes aux yeux. Elle se releva difficilement et le fixa intensément.
- Moi aussi j'ai peur... Sanzo...Calme-toi...
Elle voulut poser une main sur son épaule afin de le rassurer, de lui faire reprendre ses esprits, mais rien n'y fit. Le coup fusa tel un éclair et une marque rouge vive apparut sur sa joue.
Yuri se sentit tomber en arrière et s'écrasa de tout son long par terre, et eut de la chance d'atterrir sur le sable car sinon elle aurait pu avoir une fêlure au crâne. Sa joue la brûlait et ses lèvres avaient désormais le goût désagréable du sang. Elle regarda le bonze de ses yeux horrifiés et ne sut quoi dire. Celui-ci la fixa d'un air froid et préféra s'en aller, la laissant ainsi seule et désemparée.
...
- Yuri ?! Yuri où es-tu ?!
Cela faisait plus d'une heure que Hakkaï cherchait la jeune femme. Il avait déjà parcouru toute la plage, exploré les environs, cependant il ne l'avait pas aperçue une seule fois. Il commença à désespérer, et c'est seulement sur le chemin du retour, qu'il eut une idée. Il fonça alors aux falaises qui surplombaient l'océan et y grimpa rapidement - non sans s'écorcher les mains au préalable.
Et il la trouva.
Assise sur le bord et observant le soleil se fondre dans la mer luisante. Des larmes s'écoulaient encore sur son visage blême, et son corps était secoué de sanglots discrets. L'ancien humain s'avança vers elle et s'assit à sa droite.
- Yuri... ?
Cette dernière eut des hoquets à cause des pleurs et ne réussit à ne rien articuler.
- Tu es enceinte, n'est-ce pas ? Enchaîna doucement le maître d'Hakuryu.
Elle se tourna vers lui et le regarda, surprise. Elle acquiesça finalement, baissa la tête, et posa inconsciemment une main sur son ventre.
- Quand.... ? Articula-t-il lentement.
- ... Le 22 juin... quand on est tombé du pont...
- Je vois.
Il la prit doucement dans ses bras et la berça afin qu'elle se calme. Il n'arrêta seulement que lorsqu'elle sécha ses pleurs. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'il se rendit compte de la marque rouge qui décorait abjectement sa joue.
- Que s'est-il passé ?! Qui t'a fait ça ?!
L'invocatrice détourna les yeux, trop honteuse de le dire.
- C'est ... Sanzo ?! S'exclama Hakkaï, abasourdi.
- Il...il n'en veut pas..., sanglota-t-elle de nouveau.
- ... Allons ne t'en fais pas ... ça va s'arranger. Tu...
- J'ai décidé d'avorter, lança-t-elle, déterminée.
- Hein ?!
La jeune femme le regarda dans les yeux, et se mit debout, non sans tituber un peu. Il fit de même et attendit des explications.
- Je ne peux pas le garder. Et c'est le mieux à faire.
- Mais...
- Rentrons s'il te plaît. Je suis fatiguée.
- J'arrive dans un instant.
Elle le fixa sans rien dire puis passa devant lui et prit la route de l'hôtel. Hakkaï en profita pour rester seul un moment, perdu dans ses pensées.
...
Sur le chemin du retour, l'ancien humain tomba nez à nez avec Gojyo. Celui-ci, inquiet de ne voir revenir personne, avait décidé de chercher ses amis. Dès qu'il aperçut son meilleur ami, il lui demanda aussitôt ce qu'il s'était passé. Ce dernier lui raconta tout ; les aveux de Yuri, la discussion qu'il avait eue avec elle, et la violente réaction de Sanzo lorsqu'il eut appris la vérité. A ces mots, le métis écarquilla les yeux et serra les poings. Il maudissait intérieurement le bonze d'avoir réagi de cette manière et il sentit la colère monter en lui. Il ne pouvait pas laisser passer ça.
- Hakkaï, retourne à l'hôtel. Moi je dois parler à ce connard de chauve...
Le tabou fit volte-face et se dirigea en direction de la plage, persuadé de trouver le moine là-bas. Le propriétaire d'Hakuryu voulut l'en empêcher mais savait qu'il ne pourrait rien y faire. Il suivit donc du regard son compagnon, jusqu'à ce qu'il disparaisse a l'horizon.
Sanzo observait la mer tourmentée et les vagues s'écraser contre les rochers. Une cigarette à la main, la fumée s'échappant de sa bouche, il tentait en vain de se calmer, d'oublier tout ce qu'elle lui avait dit. Jamais il n'accepterait, jamais il ne voudrait...
Jamais.
- SANZO !! ESPECE D'ENFLURE !
L'interpellé se retourna, intrigué et vit Gojyo s'avancer rapidement vers lui, le regard énervé et les poings serrés jusqu'au sang. Il n'eut pas le temps de demander des explications qu'il se reçut de plein fouet, un coup de poing au visage. Du sang s'écoula de son nez et de ses lèvres. Sa clope tomba sur le sable.
Une veine à la tempe, il s'apprêta à répliquer, néanmoins le métis fut le plus rapide. Il l'agrippa par le col et le serra fermement.
- Je peux savoir ce qui t'a pris enfoiré ?! Continua celui-ci, fou de rage.
- Je ne vois de quoi tu parles, ero kappa !
- Ne te fous pas de ma gueule !! Hurla ledit kappa.
Il affermit sa prise et son corps trembla sous l'effet de son animosité.
- Tu te rends compte du mal que tu as fait à Yuri ?! Et comme si les mots n'étaient pas suffisants, tu as osé la frapper !? T'es vraiment qu'un moine dépravé !!
Sanzo détourna la tête, et se dégagea brutalement.
- Ce ne sont pas tes affaires, alors casse-toi ! S'exclama-t-il.
Il commença à faire demi-tour, toutefois le tabou ne le laissa pas filer. Il se jeta sur lui et ils tombèrent tous les deux par terre. Gojyo, étant au-dessus, eut du mal à se retenir plus longtemps et lui asséna plusieurs coups de poings.
- Quand est-ce que tu arrêteras de faire le con et que tu assumeras tes conneries ?! Tu l'as mise enceinte, merde ! C'est vraiment pas le moment de l'abandonner !! Elle aussi elle souffre dans l'histoire je te ferais remarquer ! Elle doit tout subir ! Même ta mauvaise humeur ! Elle compte sur toi ! Elle non plus, elle ne voulait pas être enceinte au départ ! Elle ne l'aurait jamais imaginé, mais ce sont des choses qui arrivent ! Alors au lieu de la repousser, parce que t'es à moitié responsable de ce qui arrive, il faut que tu la soutiennes !
Le métis reprit son souffle, sa respiration étant devenue saccadée au fur et à mesure qu'il criait. Finalement, il se calma et se releva, fixant toujours le bonze dans les yeux.
- Enfin peut-être ne ressens-tu rien pour elle après tout. Tu n'es qu'un moine sans c½ur qui est incapable de connaître et d'apprendre le mot « affection » ainsi qu' « amour ». Et ça se trouve... Tu as couché avec elle simplement parce qu'elle était faible ce jour-là... ?
Cette phrase fut ressentie comme un électrochoc pour Sanzo. Il se mit debout aussitôt et, inconsciemment, frappa de toutes ses forces le tabou, qui tituba.
- Je t'interdis de dire ça... ! Lança le moinillon, furieux.
Ils se regardèrent en chien de faïence durant de longues minutes. Aucun d'eux ne prononça un mot, attendant que l'autre fasse le premier pas.
- Si ce n'est pas la vérité..., reprit Gojyo, dis-moi donc pourquoi tu as réagi de cette façon ?
- Parce que je...
Le moine baissa la tête, incapable d'exprimer ses sentiments honteux. Son compagnon de route soupira et commença à partir.
- Dépêche-toi de la rejoindre. Elle t'attend, dit-il simplement.
Il ferma un instant les yeux, et dès qu'il les rouvrit, il aperçut le bonze courir jusqu'à l'hôtel.
- Tss, quel crétin. Faut tout lui expliquer, se murmura-t-il à lui-même avant d'allumer une cigarette et de se rendre aussi à leur logis.
...
- YURI !
Sanzo ouvrit avec fracas la porte d'entrée. Bien entendu, il ne trouva personne et monta directement à l'étage. Malheureusement, la jeune femme n'était pas dans sa chambre et il redescendit dans le hall. Soudain, il vit Goku et Hakkaï discuter à une table et s'avança vers eux, encore essoufflé.
- Tiens Sanzo, tu es de retour, dit l'ancien humain en ne lui jetant qu'un vague coup d'½il.
- Où est Yuri ?! Le coupa-t-il.
- Dans sa chambre je crois, répondit le saru.
- Elle n'y est pas !
Les deux amis se tournèrent vers le moine colérique et le propriétaire d'Hakuryu eut un étrange pressentiment néfaste. L'invocatrice lui avait pourtant annoncé qu'elle revenait ici car elle était fatiguée. Où pouvait-elle être sinon ?
- Oh non..., comprit enfin Hakkaï.
- Quoi ?! S'écria le moinillon/ Si tu sais où elle est, dis-le moi !!
- ... A ton avis ? Après la manière dont tu l'as repoussée, et comprenant que cet enfant n'était pas le bienvenu, où peut-elle bien se trouver à présent ? Expliqua calmement Hakkaï.
Sanzo n'eut pas à réfléchir longtemps. La réponse était évidente.
- L'hôpital...
L'ancien humain acquiesça tristement d'un signe de tête :
- Elle est partie se faire avorter... Il est trop tard maintenant.
L'amour est un trésor qu'on ne peut trouver qu'en ouvrant son c½ur
Impression : Eh ben, on peut dire que j'ai eu du mal à l'écrire ce chapitre u.u'. Je pensais qu'il ne ferait que cinq//six pages et j'ai réussi a en faire huit. Comme quoi xD. Bon je sais, pratiquement tout le monde avait deviné pour Yuri mais d'un côté c'était pas facile à faire un suspens la dessus -u-'. Par contre j'espère qu'il y en a pour ce chapitre *-*.
Bref, au prochain chapitre ** ... J'atteins enfin les 100 pages *0* !!!! I'm so happy =D ! *sors* Je sais tout le monde s'en fout TuT". Ha oui, finalement je compte sûrement rajouter un chapitre =) (le prochain en gros lol). Bon ça me fait un chapitre en plus à écrire, de nouvelles idées, mais je me débrouillerai lol.
Allez tchuss les people. A bientôt <3.